Richard M.

juillet 14, 2017

Des téléphones portables sans batterie

Classé dans : Uncategorized — richardm @ 5:11

Des chercheurs de l’université de Washington sont parvenus à mettre au point un téléphone qui s’alimente par des ondes radio ou par la lumière. Des portables de plus en plus puissants, mais de moins en moins autonomes. Les smartphones deviennent des appendices indispensables, mais la capacité de leur batterie reste limitée, forçant à des recharges fréquentes. Pour y remédier, une équipe de chercheurs de l’université de Washington, vient de mettre au point un appareil quasiment autonome, relève le blog Nouvelles technologies. Fabriqué à partir d’un simple circuit imprimé sur lequel ont été branchés des composants achetés dans le commerce, il consomme très peu d’énergie, car les chercheurs ont renoncé à numériser les signaux analogiques envoyés par la voix. Au lieu de cela, la voix est transformée en signal radio. Un talkie-walkie, en quelque sorte, d’autant qu’il faut presser un bouton pour passer du mode “parole” au mode “écoute.” L’innovation la plus étonnante est l’absence totale de batterie. L’appareil est si peu gourmand qu’il peut s’alimenter à partir d’ondes radio transmises par un émetteur à 9 mètres de distance. Les chercheurs ont également testé une cellule photoélectrique pour renforcer son autonomie. De quoi mener une conversation téléphonique fluide, et même d’utiliser Skype. Pas encore de quoi remplacer nos smartphones. Mais l’équipe de chercheurs, financée notamment par Google, espère que la technologie qu’ils ont mise au point pourra être un jour intégrée à toutes les antennes du réseau mobile existant. Ce qui offrirait autant de sources d’alimentation à ce nouveau concept de téléphone.

juin 14, 2017

Vers une armée européenne ?

Classé dans : Uncategorized — richardm @ 4:26

Cette fois-ci, c’est la bonne, jurée ! La Commission a présenté aujourd’hui un document sur « l’avenir de la défense européenne » visant à doter l’Europe de forces militaires dignes de ce nom. Preuve de sa détermination à sortir d’un statu quo mortifère à l’heure où les États-Unis renouent avec l’isolationnisme d’avant-guerre et où la Russie se montre menaçante, elle a mis sur la table du Conseil des ministres, l’instance où siège les gouvernements, une proposition de règlement créant un « Fonds européen de la défense » destiné à encourager la recherche militaire sur le plan européen puis, à terme, le développement et l’acquisition de systèmes d’armes européens. Le budget prévu est de 500 millions d’euros par an à partir de 2020 auquel s’ajouteraient 5 milliards d’euros pour l’acquisition de matériel (fonds européens et nationaux). L’air de rien, en proposant de financer sur fonds communautaire une politique industrielle militaire, la Commission s’attaque à un sacré tabou : il faut se rappeler qu’au début du siècle, la plupart des États avaient exigé que Galileo, le système de GPS de l’Union, n’ait aucune finalité militaire de peur de faire de l’ombre à l’OTAN et à l’Oncle Sam. Pour Bruxelles, il est temps de se faire une raison : l’Union ne peut plus compter sur ses alliés anglo-américains pour assurer sa défense, après le Brexit et l’élection de Donald Trump. Les citoyens en ont pris conscience et font d’ailleurs de la sécurité intérieure et extérieure l’une de leurs principales préoccupations, près de 80 % d’entre eux souhaitant une « défense européenne ». Or, après le départ de Londres, la seule armée crédible, capable de se projeter à l’étranger et surtout d’y combattre, reste l’armée française. Mais elle aura le plus grand mal à maintenir son rang au cours des prochaines années, les contraintes budgétaires risquant de l’empêcher d’acquérir de nouveaux matériels, de plus en plus coûteux, pour remplacer ceux qui arrivent en fin de vie. Le seul moyen de permettre à l’Europe d’assurer sa défense est donc, selon la Commission, de mutualiser ses moyens qui sont loin d’être ridicules : les Vingt-huit dépensent 227 milliards d’euros pour leur défense, soit la moitié des 545 milliards d’euros des Américains, mais ne sont actuellement capables que de mener 15 % des missions américaines (40.000 soldats, soit 3 % du total, pourraient aujourd’hui être déployés)… La faute à la redondance : chaque armée nationale veut disposer de ses propres centres de recherche et de l’ensemble des moyens, ce qui aboutit à une déperdition en ligne. Ainsi, l’Union totalise 178 types d’armements contre 30 aux États-Unis, 20 modèles d’avions de chasse contre 6, 29 navires de guerre contre 4 et 17 chars de combat contre un. Sans parler de son retard massif dans les armes du futur comme les drones ou le cyberespace.

mai 24, 2017

Mon vol en L39

Classé dans : Uncategorized — richardm @ 11:13

Mon père m’a transmis dès mon plus jeune âge sa passion pour les avions de chasse. Cette passion est née dès mon plus jeune âge. Mes voisins de mon âge étaient fadas de petites voitures. Ils en avaient des barils entiers. Mais pour ma part, je n’aimais rien tant que les avions de combat. Le plafond de ma chambrecroulait sous les maquettes qui y étaient suspendues. L’un d’eux ne me quittait jamais. Et lorsque mes amis proposaient de jouer avec leurs petites voitures, je donnais un coup de pied dans leur parc automobile et m’en allais jouer avec mes avions. J’étais déjà très diplomate, à l’époque. :-) Je suis aujourd’hui adulte, mais cette dévotion-là m’accompagne toujours. On trouve toujours des maquettes d’avion de chasse dans la salle à manger. Il fallait donc bien qu’un jour, j’embarque à bord d’un véritable avion de chasse pour un vol extraordinaire. Et c’est ce que j’ai fait il y a quelques jours à peine, avec un vol en avion de chasse. Depuis le temps que j’y pensais, j’étais convaincu que le vol ne serait pas à la hauteur. De descendre de l’appareil et de me dire que j’avais trop sublimé le truc. Mais ça ne s’est pas du tout passé comme ça que ça s’est passé. Lorsque j’ai retrouvé la terre ferme, j’étais le plus heureux des hommes. Cette expérience s’est avérée encore plus démente que ce que j’avais pu imaginer. Il y a des moments où j’ai dû lutter pour ne pas paniquer. Ce vol s’est avérée d’une telle intensité qu’il me paraît impossible à décrire. A tel point que j’ai failli ne pas rédiger un billet sur cette expérience. Car il n’y a pas de mots pour décrire cette expérience en détail. Ce qu’on ressent lorsqu’on met sa combinaison de vol. Quand on se retrouve face à la piste, paré au décollage. Et quand, dès la première figure acrobatique, on pèse soudain 6 fois son poids. Il n’y a pas de mots pour raconter ce qu’on ressent alors. Mais il fallait tout de même que j’en parle. Ce n’est quand même pas tous les jours qu’on a la chance de voler dans un avion de chasse ! En savoir plus en suivant le lien sur le site du spécialiste renommé de ce vol en L39 Albatros.http://www.vol-l39.com

mai 5, 2017

Quand Veolia coupe l’eau

Classé dans : Uncategorized — richardm @ 5:03

Le groupe de gestion de l’eau Veolia a été condamné à deux reprises pour avoir coupé l’eau ou réduit le débit de la fourniture d’eau dans deux logements, a-t-on appris mercredi 3 mai auprès de l’association France Libertés, partie civile dans ces dossiers. Dans le premier cas, Veolia a été condamné à une amende de près de 19.000 euros pour avoir coupé l’approvisionnement en eau dans le logement d’un client pendant plus de deux ans, selon l’ordonnance de référé du tribunal de grande instance de Nanterre datée du 27 avril, que l’AFP a pu consulter. Pour justifier l’importance de la somme, la décision met en avant « la durée de la privation d’eau » – 30 mois – et le « handicap » de cet homme de 41 ans. Les coupures d’eau dans une résidence principale sont interdites depuis une loi de 2013 et son décret d’application de février 2014, et cela même en cas d’impayé. Dans la deuxième affaire, Veolia a été condamné à verser 3.000 euros à une cliente pour avoir réduit le débit d’eau à son domicile, selon l’ordonnance de référé du tribunal d’instance de Toulon datée du 10 avril. Le tribunal a motivé sa décision en évoquant les « nombreuses décisions intervenues en la matière allant toutes dans le même sens pour considérer que cette pratique est soit illicite soit a minima non légalisée ». L’entreprise a en effet déjà été condamnée plusieurs fois pour avoir réduit le débit d’eau dans un logement. La réduction du débit s’opère en installant une « lentille » sur la canalisation d’eau, un dispositif qui limite le diamètre du branchement des abonnés concernés. Lors de précédentes affaires similaires, la justice avait estimé qu’une réduction de débit entraînait les mêmes conséquences qu’une coupure en privant les habitants d’un usage normal à l’eau, élément indispensable pour qu’un logement soit qualifié de décent. Après ces deux nouvelles décisions, France Libertés et l’association Coordination Eau Ile-de-France veulent « alerter les pouvoirs publics » sur le fait qu’ »il n’est pas possible qu’une entreprise multinationale puisse être condamnée à de nombreuses reprises sans être rappelée à l’ordre », affirment-elles dans un communiqué commun.

mars 30, 2017

La Tunisie, futur eldorado des ex-djihadistes

Classé dans : Uncategorized — richardm @ 8:36

Le retour des djihadistes, un lourd défi pour la Tunisie, pays du Maghreb le plus touché par les départs vers la Syrie ou l’Irak. En Europe, c’est la France qui détient ce triste record. Mais avec 11 000 ressortissants partis contre 700, le défi est autrement plus difficile à relever pour Tunis que pour Paris. « La menace est imminente et très grave. Le gouvernement tunisien a raison de s’inquiéter », assure le politologue Mezri Haddad à propos du retour des djihadistes en Tunisie, rappelant, au passage, que Tunis n’est qu’à deux heures de Paris. La question du retour divise le pays, alors que cet ancien ambassadeur de la Tunisie auprès de l’UNESCO et actuel président du Centre international de géopolitique et de prospective analytique (CIGPA) estime à 11 000 le nombre de Tunisiens partis en Syrie « avec un financement qatari et une logistique turque ». Qu’ils soient 5 500, comme l’avance l’ONU ou 3 000, comme l’affirme le gouvernement, la Tunisie reste le pays du Maghreb le plus touché par ce fléau. Comment la Tunisie a-t-elle pu devenir un tel fournisseur de djihadistes? Les facteurs sont multiples: avec la crise sociale aiguë au début des années 2000 et le durcissement du régime de Ben Ali, le djihadisme en a profité pour s’étendre; une partie de la classe politique accuse la Troïka, la coalition dirigée par Ennhada le parti islamique local, de 2011 à 2014, de laxisme. Elle aurait laissé prospérer ces réseaux, profitant de la misère sociale des quartiers populaires pour endoctriner les jeunes. « Ce sont des mercenaires et des jeunes égarés. […] Le Qatar a financé ce mouvement vers la Syrie avec la complicité du gouvernent à l’époque, sous la présidence de Moncef Marzouki, et sous la “chefferie spirituelle” du Frère musulman Rached Ghannouchi », poursuit Mezri Haddad. Dans un pays qui jongle toujours entre obligations en matière de droits de l’homme, exigences de sécurité et reconstruction socio-économique, se pencher sur l’origine du fléau est encore difficile, estime Ayman Alaoui, député du parti d’opposition de gauche Front populaire: « La Tunisie est encore menacée de la destruction de l’État et nous voulons éviter le scénario de la Libye ou de la Syrie. Avant de poser la question du retour de ces djihadistes, il faut une enquête pour savoir comment ils sont sortis de Tunisie. Nous considérons de que la période de la Troïka, guidée par le parti Ennhada, a facilité leur sortie et leur voyage. » Autre reproche fait à la coalition, la rupture des liens entre Damas et Tunis en février 2012, qui complique les enquêtes, rend difficile l’établissement des preuves et l’identification des revenants: « Le gouvernement tunisien a commis la même erreur que le gouvernement français, la rupture de toutes relations avec la Syrie. Comment voulez-vous traiter un phénomène qui vient principalement de la Syrie et de l’Irak sans avoir de relations, au moins sécuritaire? » s’interroge Mezri Haddad. Avec le recul de Daesh en Syrie et en Irak, les autorités craignent un repli vers la Libye, dont la frontière avec la Tunisie est extrêmement poreuse. Selon Hamza Meddeb, spécialiste du Maghreb, l’approche sécuritaire mise en place dans le cadre de la guerre contre le terrorisme et le crime organisé « a favorisé le développement de la corruption au sein des services de sécurité chargés du contrôle des frontières », car il a exclu les communautés locales qui comptaient sur l’économie transfrontalière pour survivre. En décembre dernier, le ministère tunisien de l’Intérieur révèle que 800 djihadistes sont déjà rentrés chez eux, mais a assuré qu’il détenait « toutes les informations sur des individus »: « Sur quels critères ils se basent? Sur les retours dans les aéroports? Beaucoup rentrent avec de faux passeports. Beaucoup rentrent par la frontière ouverte et incontrôlée entre la Libye et la Tunisie. Ce n’est pas sérieux, quand ils parlent de 800 personnes. Mais je peux les comprendre, c’est pour ne pas effrayer la population et les pays partenaires » , ironise Mezri Haddad. Face à la grogne populaire, le Premier ministre Youssef Chahed joue la carte de la fermeté. La loi antiterroriste de 2 015, qui permet à la police de détenir des suspects sans inculpation pendant 15 jours et sans possibilité de voir un avocat, sera systématiquement appliquée: « elle dit que chaque citoyen tunisien qui a commis des crimes de guerre et mené des combats militaires hors de Tunisie sera directement et impérativement arrêté », explique Ayman Alaoui: « peut-être que c’est efficace ». Pour l’instant, les 800 seraient « tous arrêtés ou sous surveillance ». La Tunisie entame sa quatrième année sous état d’urgence, mesure censée être exceptionnelle, mais qui semble se normaliser. Dans un pays encore marqué par plusieurs attaques sanglantes qui ont causé la mort de policiers, militaires et de touristes, la proposition de Rached Ghannouchi, chef du parti Ennhada, de gracier les terroristes qui se repentiraient a révélé encore un peu plus l’absence de stratégie pérenne au plus haut niveau. Face au péril, citoyens et forces de sécurité étaient descendus dans les rues, les uns pour exiger le refus d’accueillir les djihadistes sur le retour, les autres pour les déchoir de leur nationalité. Propositions balayées par le président Béhi Caïd Essebi, arguant l’inviolabilité de la Constitution. « On ne peut empêcher un Tunisien de revenir dans son pays », « mais évidemment, nous allons être vigilants », avait-il confié à l’AFP lors d’un passage à Paris en décembre dernier, ajoutant qu’il était impossible de « les mettre tous en prison, parce que si nous le faisons, nous n’aurons pas assez de prisons. »

février 24, 2017

Balade en montagne

Classé dans : Uncategorized — richardm @ 11:55

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La tristesse du Président

Classé dans : Uncategorized — richardm @ 11:54

La voix est douce, basse, le débit régulier, calme, le souffle parfois un peu court, de temps en temps le corps penche un peu, le costume ne semble pas tout à fait ajusté sur les épaules, il déborde légèrement sur la nuque, les yeux font de discrets allers et retours sur le texte, parfois le propos est ponctué de quelques mouvements de bras lents et mécaniques, de rares oui plus joyeux viennent souligner les priorités ou les avancées majeures, mais c’est surtout le regard qui frappe. Une longue et profonde tristesse l’inonde, prête à se convertir en un torrent de larmes. L’homme parle à la première personne du singulier : “j’ai voulu, j’ai fait en sorte, j’ai fait avancer, j’ai modernisé, j’ai imposé, j’ai pris la responsabilité, j’ai engagé, j’ai pris les mesures, j’ai tenu à, j’ai agi, j’ai régulé…” Cinq ans après la célèbre anaphore “Moi Président de la République”, le pronom personnel Moi est mort au champ d’honneur pour laisser apparaître le Je tout nu, seul et vulnérable. Le pronom personnel lui avait permis de s’élever par anticipation au niveau de la fonction, d’exhausser le corps mortel du Président au niveau du corps immortel de la République. En renonçant à se présenter, le Président réintègre son corps mortel, il s’y replonge même tout entier, démystifiant le rite républicain jamais contredit depuis de Gaulle du Président candidat à sa propre succession. L’homme est libre car il parle enfin en son nom. Il est libre mais sa liberté lui fait mal et le malaise traverse l’écran. En soutenant le regard grave de François Hollande, ce n’est pas d’abord aux héros démissionnaires de l’histoire que l’on pense – Richard II, Benoît XVI, Charles Quint, Édouard VIII, Jacques Delors, Mac Mahon – mais à un enfant plein de désarroi, un bon élève trahi par ses propres résultats, un communiant qui aurait perdu la foi, un général défait qui rêvait de rassembler ses troupes pour sauver le pays et n’aura contribué qu’à les disperser ou les faire passer à l’ennemi, un Président par accident qui se forge un destin en se retirant par nécessité. “Un enfant plein de désarroi, un bon élève trahi par ses propres résultats, un communiant qui aurait perdu la foi, un Président par accident qui se forge un destin en se retirant par nécessité.” “La dépréciation de soi (‘abjectio’) consiste à avoir de soi, par tristesse, une moindre opinion qu’il n’est juste” note Spinoza. On peut aussi traduire ‘abjectio’ par sentiment d‘infériorité, effacement, désistement, découragement, abattement. Et c’est bien ce mélange confus de tous ces affects tristes que l’on ressent en écoutant le Président, malgré l’affirmation souveraine et répétée de la première personne du singulier. À droite, oubliant à quelques exceptions près la parabole du Samaritain, on assassine le blessé à coups de hache idéologique ou morale – déliquescence du pouvoir, confusion totale, panique générale, aveu d’impuissance, de faiblesse ou d’échec, lâcheté. À gauche, on marche déjà sur le corps froid en criant à la dignité, à l’élégance, au courage, à la sagesse ou à la responsabilité supérieure pour parer la momie d’une autorité et d’un prestige dont on a toujours déploré l’absence de son vivant, et se délester du passif du quinquennat qui s’achève pour mieux briguer quelques suffrages. “Je ne vais pas mal, mais rassurez-vous, un jour je ne manquerai pas de mourir” déclarait de Gaulle en 1965 dans une conférence de presse. Voilà c’est fait, et plus vite que prévu, le Président est mort, vive le Président ! La liturgie républicaine est immuable, jusqu’au jour où le peuple lassé de croire à des fonctions suprêmes qui lui semblent aussi interchangeables qu’inefficaces, choisira une République sans Président ou un Président sans République. Au-delà du bilan de son quinquennat, c’est peut-être cette sombre perspective qui attriste si profondément François Hollande. Sa lucidité dépasse largement sa personne et son mandat. Qui sait si les nouveaux prétendants ne vont pas tous être aspirés, malgré leurs flatteurs petits quarts d’heure de gloire et le socle de légitimité que leur donnent les primaires, par un peuple aspirant à dissocier le Président et la République, prêt donc à se jeter dans les bras d’une démocrature ou d’une fiction de la Commune de Paris rallumée par quelques tribuns révoltés ? “Il n’y a qu’un vainqueur le 10 mai 1981, c’est l’espoir. Puisse-t-il devenir la chose de France la mieux partagée !” Tout le monde se souvient du discours d’investiture de François Mitterrand. D’un François à l’autre, l’espoir a bien pâli. Mais ce n’est pas ce qui nous attriste le plus en assistant au désistement présidentiel. Un doute nous vient, pourquoi les suivants seraient-ils plus à la hauteur, pourquoi avons-nous besoin de croire qu’il est encore possible de faire du neuf, et surtout pourquoi éternellement déléguer cette promesse de neuf à un tiers alors que nous pourrions la réaliser par nous-mêmes ? “Chaban croit le moment venu de faire du neuf. On ne fait jamais du neuf, ce sont des fantasmes d’adolescents ou de romantiques ! Il n’y a jamais de pages blanches, on doit se contenter de poursuivre une tapisserie entamée par d’autres et dont la trame nous est imposée” confiait Pompidou à Peyrefitte. Pour l’instant Macron est le Chaban du jour, avec la chute de Juppé la Chiraquie est enterrée, avec l’humiliation de Sarkozy, la Sarkozie est coulée. Pendant ce temps, Marine Le Pen fourbit ses armes.

décembre 23, 2016

Symposium de Split sur la décentralisation européenne

Classé dans : Uncategorized — richardm @ 6:34

S’agissant plus précisément de la situation européenne, c’est une économie centralisée, à la verticale, très figée, très codée où tout ce qui sort de la norme est mal reçu. C’est une société très administrée puisqu’un cinquième des emplois appartient au secteur public d’où des prélèvements obligatoires très au dessus de la moyenne des pays industrialisés sans pour autant toujours rendre le service attendu. C’est une société dans laquelle les services, dont la part est très importante, sont lourds, rigides, traditionnels, avec souvent des modèles en conformité avec des standards venus d’ailleurs. C’est également une société reposant sur de très grandes entités industrielles et une multitude de PME faibles, dont on se préoccupe davantage verbalement que dans la réalité financière et juridique. À l’opposé du modèle américain, les sociétés du CAC40 sont quasiment quinquagénaires voire plus âgées encore. Ce qui signifie qu’il est pratiquement impossible pour une nouvelle société d’accéder au sommet de la hiérarchie économique. L’exemple de Iliad (Free) est rarissime. Enfin, c’est une société dans laquelle le consommateur a très peu de pouvoirs et où le citoyen n’est pas reconnu pour ce qu’il est. Il est avant tout un administré. Comme le note Dominique Rousseau (cité par Laure Belot dans «la déconnexion des élites» Editions les Arènes) : « le problème en France n’est pas tant la déconnexion des élites que la nature même de l’élite recroquevillée sur les énarques que l’on retrouve partout. Autant l’énarchie a été très utile pour construire l’Etat/Nation, autant actuellement compte tenu de cette révolution numérique elle devient un obstacle…, elle a été formée à l’idée que la volonté générale ne peut être produite que par elle et non par la société où il y a trop d’intérêts, de passions. C’est une culture de méfiance à l’égard de la société mais la déconnexion n’est pas à sens unique. En bas la société fonctionne sur elle-même en réseau, elle pense, communique sans ses élites avec ses propres règles et se m que de les faire passer « en haut » le peuple se déconnecte aussi de l’élite ». L’ancien monde revêt donc une connotation particulière en France. A lire sur http://www.agenceincentive.com/destinations/europe/incentive-en-croatie/

décembre 21, 2016

Les enfants vivent plus vieux que leurs parents

Classé dans : Uncategorized — richardm @ 6:19

Les enfants vivent jusqu’au même âge que leurs parents d’après les chercheurs de l’université britannique d’Exeter. Les scientifiques ont découvert que l’âge de la mort des parents déterminait en grande partie l’espérance de vie de leurs enfants. Pour en arriver à cette conclusion, les spécialistes ont analysé pendant huit ans les données de 186 000 personnes âgées de 55 à 73 ans. “Si vos parents ont vécu jusqu’à 70 ans, vos chances de vivre jusqu’à cet âge sont 17% plus élevées par rapport à ceux dont les parents sont décédés avant. Et si vos parents ont vécu jusqu’à 100 ans, vous avez 68% de chances de vivre jusqu’à 70 ans. Incroyable, n’est-ce pas?”, constatent les chercheurs d’Exeter. De plus, les scientifiques ont calculé que les hommes et les femmes dont les parents ont vécu jusqu’à 70 ans avaient 7% de chances de moins de contracter le cancer, et 20% de chances de moins d’attraper une maladie cardio-vasculaire. Toutefois le tabac, l’abus d’alcool, l’absence d’activité physique et l’obésité affectent très négativement la durée de vie des enfants indépendamment de celle de leurs parents.

Cybermenace sur le nucléaire

Classé dans : Uncategorized — richardm @ 6:19

La menace d’attentat cybernétique contre les centrales nucléaires du monde entier est de plus en plus réelle. Pour y faire face, Gilles de Kerchove, coordinateur de la lutte contre le terrorisme au sein de l’UE, pense qu’il faut faire appel à l’expérience des services israéliens en matière de surveillance ciblée des réseaux sociaux. Dans son intervention pendant la conférence internationale contre le terrorisme à Tel-Aviv, le coordinateur de l’UE a appelé à analyser les métadonnées pour la recherche des terroristes — c’est-à-dire l’information de base identifiée et structurée du cyberespace. Les autorités israéliennes compétentes sont prêtes à partager leur expérience et plusieurs États appliquent déjà leurs méthodes avec succès. Mais, comme l’a noté Gilles de Kerchove, “les standards juridiques européens ne sont pas les mêmes qu’en Israël. En Europe une plus grande attention est accordée à la sphère privée”. Concrètement, cette “différence” fait que les services européens ont pratiquement renoncé à l’usage d’informateurs pour les catégories de population dont certains représentants suscitent des doutes quant au respect des lois. Les récents attentats en France mettent en doute le professionnalisme des services de renseignement de ce pays. Paris n’a commencé de changer d’attitude envers le terrorisme qu’en 2012 après les attentats de Toulouse quand Mohamed Merah, né dans cette ville mais dont les parents avaient immigré d’Algérie, a tiré sur des soldats français dont un de confession musulmane avant d’attaquer une école juive, tuant plusieurs enfants et un enseignant. Le service de contrespionnage a été impuissant alors que Merah était connu des forces de l’ordre, avait visité des points chauds de la planète comme l’Afghanistan et le Pakistan et se trouvait sous la surveillance de la DCRI. Il n’a pas été arrêté, certainement car les services secrets espéraient découvrir son lien avec des cellules terroristes. L’analyste militaire israélien Alex Veksler suppose même que Merah était un agent français qui n’avait pas été à la hauteur de la confiance accordée par ses superviseurs. Le contrespionnage français, géré par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a été pris sa forme actuelle seulement en 2014 après de profondes réorganisations au sein de tous les services. Toujours intégrée officiellement au ministère de l’Intérieur, la DGSI est en fait directement subordonnée au président. La France a fixé une seule mission à son contrespionnage: vaincre le terrorisme. Il ne sera possible de la remplir qu’en utilisant l’expérience accumulée par Israël, pays opposé depuis des décennies à toute sorte de radicaux.

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